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Terrain 2012
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2016


Suite à la découverte au printemps 2015 d’une succession d’os par Myette Guiomar, géologue, Chargée de mission scientifique pour la gestion de la Réserve Naturelle Géologique de Haute-Provence (Conseil départemental des AHP), une nouvelle aventure a démarré pour Paleorhodania. L’Association avait sollicité Mme Guiomar pour envisager une collaboration avec la Réserve, afin de fouiller et d’étudier de nouveaux gisements à reptiles marins présents sur son territoire. Cette découverte a permis de concrétiser le projet. Une convention a alors été dressée entre Paleorhodania et le Département et un chantier de fouilles a été programmé pour l’été.

Ainsi, c’est avec enthousiasme que l’équipe dirigeante (soutenue par 6 bénévoles, locaux et agents de la réserve) s’est réunie en juillet 2015 pour mener une première mission de prospection dans la haute vallée de l’Asse. Le site est situé au milieu de collines présentant une succession épaisse de marnes sombres du Crétacé inférieur et supérieur dans lesquelles est intercalée la couche fossilifère caractérisée par une abondance en glauconie, lui donnant une couleur verte caractéristique. Cette couche correspond à des dépôts marins d’âge Albien supérieur (~100 Ma).

Photo Terrain 2016
        Figure 2 : Vue de dessus d’une palette natatoire en cours de dégagement.
Nous sommes arrivés sur un chantier accessible et viable à la fouille grâce au précieux travail d’excavation réalisé au préalable par les membres de la Réserve soutenus par une équipe locale de bénévoles et la commune de Tartonne. La prospection de ce nouveau gisement s’est avérée très prometteuse avec notamment la découverte de nombreux os de reptile marin en connexion anatomique, d’abondantes ammonites extrêmement bien préservées, de dents de poissons et de fossiles d’invertébrés.




Photo terrain 2016
Figure 2 : Afin de préserver les os en connexion dans leur position originelle, ceux-ci ont été plâtrés sur place et emmenés au laboratoire pour préparation et identification.
Le décaissement de la couche fossilifère et le dégagement minutieux des restes osseux ont permis de mettre au jour de nombreux éléments tels que des phalanges isolées, deux palettes natatoires (Figure 1), une partie d’un bassin et des vertèbres caudales en connexion. Les premières observations ont permis de préciser que ces restes fossiles proviendraient d’un Plésiosaure. Les os en connexion ont été plâtrés (Figure 2).

Photo terrain 2016
Figure 3 : Les ammonites étant également extrêmement bien préservées, elles font l’objet d’une étude pour identification, étape indispensable pour le calage stratigraphique de la couche fossilifère.








La préservation étant de qualité, certaines pièces isolée
s ont été directement extraites. L’ensemble des découvertes est actuellement en cours de préparation et d'étude. Les ammonites (Figure 3) sont également en cours de préparation et d’étude à la Réserve ; Didier Bert, le conservateur de la Réserve et paléontologue, est spécialiste des ammonites crétacées. L’identification des espèces exceptionnellement bien préservées apportera de précieuses informations chronologiques, ainsi que sur le milieu de vie de cette faune crétacée. Selon Mr Bert, le niveau à ossements appartiendrait à la zone à rostratum (Albien supérieur).



Une étude sédimentologique, biostratigraphique et géochimique de ce niveau si particulier est prévue, afin d’établir clairement le contexte chronologique et les conditions environnementales dans lesquelles ont vécus ces animaux et ont été fossilisés leurs restes. Le site de fouilles est aujourd’hui protégé et fait l’objet d’une surveillance toute particulière afin d’éviter tout pillage.
Nous tenons particulièrement à remercier les habitants de la région pour leur accueil chaleureux et leur soutien journalier ; le Département des Alpes-de-Haute-Provence pour son soutien et son intérêt pour le développement des connaissances et de la valorisation du patrimoine géologique par le biais de la Réserve. Enfin, un grand merci à l’équipe de l’Unité Réserve Géologique Naturelle de Haute-Provence du Département pour son accueil, son enthousiasme et la mise en œuvre des moyens logistiques et humains indispensables au bon déroulement de cette mission. Cette découverte aussi exceptionnelle qu’étonnante recèle encore de nombreux secrets et plusieurs années de travail nous attendent probablement sur ce nouveau projet. C’est donc une affaire à suivre…


2015


Nouvelles aventures pour l'Association Paleorhodania. La prospection de nouveaux
gisements sur le site de la réserve géologique de Haute Provence est prometteuse.
Bientôt plus d'informations! (voir aussi notre section Presse)

Vue Terrain 2015
 

2012 


Cette année, notre équipe d’une vingtaine de personnes, comprenant l’équipe dirigeante (Jérémy Martin, Guillaume Suan, Peggy Vincent, Baptiste Suchéras-Marx, Louis Rulleau et Kévin Janneau), aidée de bénévoles étudiants et chercheurs de
Terrain Figure 1
Figure 1 : Exemple de nodule carbonaté épousant la forme de son nucleus, ici constitué par une ammonite. Zone à serpentinum (toarcien inférieur).
quatre nationalités différentes (Estonie, Slovaquie, Grande-Bretagne et France) et avec les soutiens financiers et logistiques du Musée des Confluences et de l’entreprise Lafarge, a réalisé une nouvelle campagne de fouilles paléontologiques du 02 juillet au 14 juillet 2012.

  Cette campagne a été couronnée de succès avec la découverte de nombreux fossiles de végétaux,
d'invertébrés et de vertébrés.
Les fossiles découverts se trouvent parfois dans des roches tendres telles les argiles et sont donc facile à extraire de leur gangue. C’est le cas des oursins et végétaux trouvés cette année. Pour d’autres, le travail est extrêmement physique ! C’est le cas des nodules  trouvés sur la carrière.
Terrain Figure 2
Figure 2 : Kristjan (à gauche) et Martin posant devant leur découverte.


  En effet, ces
concrétions calcaires extrêmement indurées sont très massives et peuvent peser plusieurs centaines de kilos. Ces nodules sont néanmoins connus pour receler des fossiles préservés en trois dimensions (Figure 1). Parmi les nodules mis à jour, un nodule de taille imposante (>1 m de diamètre ; Figure 2) a livré la découverte la plus significative de cette campagne 2012. La fracturation mécanique de ce dernier a en effet révélé une série de vertèbres en connexion présentant une excellente qualité de préservation et dont la forme très ramassée est typique des Ichthyosauria (Figure 3). Ces vertèbres sont associées à une série de côtes ventrales et dorsales visible en section et arrangée de manière subcirculaire, au centre desquelles une coloration violacée est visible (Figure 4). Les blocs associés au même nodule présentent également une série d’éléments vertébraux parfaitement articulés (Figure 5).
Figure 3 : Fragment du nodule de grande taille provenant de la zone à serpentinum exposant une série de vertèbres (flèches) et côtes en connexion anatomique.                         Terrain Figure 3
Terrain Figure 4Figure 4 : Fragment du nodule de grande taille provenant de la zone à serpentinum exposant une partie de la cage thoracique en coupe. Noter la disposition subcirculaire des côtes ventrales et dorsales (flèches).

Terrain Figure 5
Figure 5 :
Bloc associé au nodule de grande taille de la zone à serpentinum exposant une série d'apophyses vertébrales en connexion anatomique.
  Le nettoyage minutieux sur le terrain de la surface du plus grand bloc a ensuite permis de révéler l’extrémité antérieure du crâne (rostre), aligné dans l’axe des vertèbres (Figure 6A) ainsi qu’une partie de palette natatoire (Figure 6C). La coupe naturelle de l’extrémité du rostre montre que celui-ci est préservé en occlusion dentaire, les dents de la mâchoire supérieure s’insérant dans celle de la mâchoire inférieure (Figure 6B). L’état de préservation des éléments crâniens et post-crâniens (côtes, phalanges) ainsi que leur configuration et leur alignement indiquent un déplacement post-mortem extrêmement limité. De plus, la disposition subcirculaire des côtes signifie que le spécimen n’a pas été aplati et conserve les proportions de l’animal en trois dimensions, a contrario de la très grande majorité des spécimens d’ichtyosaures connus à travers le monde.


  Enfin, la coloration violacée singulière visible dans la cage thoracique pourrait correspondre à des traces de parties molles (viscères ?) ou à des contenus stomacaux (Figure 4). Le nodule calcaire découvert contient donc un spécimen d’ichtyosaure réellement exceptionnel, car complet, en connexion anatomique et préservé en trois dimensions !

Figure 6 : A: Vue d'ensemble du nodule de grande taille provenant de la zone à serpentinum; B: extrémité du rostre montrant les dents en coupe (flèches) préservées en occlusion; C: Palette natatoire; D: Série de vertèbres en connexion anatomique formant le bord du nodule.
Terrain Figure 6

  L’heureux propriétaire de cet ichtyosaure sera le Musée des Confluences de Lyon, qui finance ces travaux de terrains depuis 2009. Cette découverte exceptionnelle n’a pas encore livré tous ses secrets. En effet, plusieurs mois de travaux vont maintenant être nécessaires à la préparation du spécimen d’ichtyosaure. C’est un travail qui devra être effectué par un professionnel afin de ne pas endommager les os et les possibles traces de  parties molles exceptionnellement préservées ! L’étude scientifique, qui ne pourra donc commencer qu’après ce travail, permettra de mieux caractériser la paléobiologie et la paléoécologie de ces animaux en réponse aux changements climatiques qui ont affecté cet intervalle-clé du Jurassique.
Terrain Groupe 2012
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2011


La campagne de fouilles 2011 s'est déroulée du 10 au 22 Juillet. L'équipe Paléorhodania a  réuni cette année une vingtaine de fouilleurs bénévoles ainsi que les fidèles membres de la section GéoPaléo. Un décapage préliminaire de la surface de fouilles a été réalisé avec le concours de l’entreprise Lafarge et a permis l’affleurement d’une surface de fouilles dépassant 200m². Les bilans et perspectives de la mission 2011 sont présentés ci-dessous.

Terrain Groupe 2011  La découverte et l’étude de spécimens d’invertébrés à plusieurs intervalles clés (par ex. zone à tenuicostatum, sous-zone à falcife- rum, zone à variabilis) complète le cadre biochronostratigraphique de la succession de manière significative. Ces découvertes montrent que toutes les zones à ammonites du Toarcien sont représentées dans la carrière, faisant du site l’un des gisements du Toarcien les plus complets connus en France et en Europe. Des restes de vertébrés particulièrement intéres- sants d’un point de vue de leur position stratigraphique ont été découverts cette année dans les niveaux du Toarcien inférieur (zone à tenuicostatum) et dans ceux de l’Aalénien. Ces nouvelles pièces, bien que principalement constituées de restes isolés, compléteront notre compréhension de l’évolution des faunes au cours de la transition entre le Jurassique inférieur et moyen. La découverte de nombreux restes bien préservés dans les niveaux aaléniens, qui livrent habituellement très peu de vertébrés, laissent envisager leur fouille systématique lors de prochaines campagnes. L’investigation de grandes surfaces d’excavation de la moitié supérieure de la zone à serpentinum n’a pas permis la découverte de macro-restes de vertébrés cette année, mais a cependant fournit de nombreuses bélemnites et ammonites précieuses pour les études géochimiques et biostratigraphiques. Un résultat particulièrement intéressant de cette campagne est la datation précise de l’intervalle présentant de nombreux nodules de grande taille de la toute base de la série étudiée (zone à serpentinum). Ces datations indiquent en effet que ces derniers sont les équivalents latéraux des nodules livrant une faune de vertébrés extrêmement abondante et bien préservée dans les gisements contemporains. En outre, les prospections de surface ont confirmé l’extrême richesse du niveau BB1, très probablement liée au fait que ce niveau représente la plus grande surface stratigraphique exposée dans la carrière. Dans ce contexte, il apparaît donc tout à fait souhaitable de poursuivre et d’étendre notre stratégie d’investigation de très grandes surfaces aux niveaux les plus inférieurs de la carrière.

Terrain 2011
  Les nouvelles descriptions et prélèvements sédimentologiques permettront d’étudier à haute résolution les relations entre températures marines, événements de tempêtes et niveau marin lors de l’intervalle de changement climatique de la base du Toarcien inférieur. Les variations des paramètres physiques de l’environnement seront également étudiées en détail pour l’intervalle du Toarcien moyen grâce aux prélèvements de nombreuses bélem-
nites. Les nouvelles observations faites cette année confirment que le site présente une succession originale à plusieurs égards : les schistes cartons et des calcaires de la zone à serpentinum présentent une altération différentielle très spectaculaire qui n’avait pas été documentée ailleurs jusqu’alors ; toutes les zones à ammonites du Toarcien sont représentées, suggérant que la sédimentation fut relativement continue malgré le faible taux d’accumulation caractérisant la série; le Toarcien inférieur enregistre des dépôts de tempêtes particulièrement épais qui ne sont pas connus dans les sites voisins plus distaux. Ces deux dernières caractéristiques rendent le site particulièrement propice pour étudier la réponse des milieux marins peu profonds aux perturbations environnementales de la transition Jurassique inférieur-moyen. De plus, ces conditions de dépôt singulières sont particulièrement favorables à la concentration et à l’enfouissement rapide de restes d’organismes articulés, et encouragent à poursuivre les efforts de nos recherches paléontologiques.
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2010


Cette mission 2010 a confirmé le potentiel du site et la présence de vertébrés à plusieurs niveaux. Les niveaux du Toarcien inférieur ont livré cette année des restes crâniens d’ichtyosaure appartenant vraisemblablement à un unique spécimen. Ces restes doivent bénéficier d’un dégagement précis pour être étudiés en détail. La bonne préservation du spécimen ainsi que le mode de dépôt du sédiment encaissant (tempêstite) laissent entrevoir un fort potentiel de ces niveaux pour les futures campagnes. La mise au jour de restes crâniens et post-crâniens de crocodiliens marins dans les marnes de la base de la zone à bifrons confirme la présence de ce groupe dans les niveaux du Toarcien moyen.

Terrain Groupe 2010  La découverte et l’étude de spécimens d’invertébrés à plusieurs intervalles clés (par ex. base de l’Aalénien) a permis de faire progresser le cadre biochronostrati- graphique de la succession de manière significative.  Ce cadre sera indispensable pour les futures reconstitutions paléo-environnemen- tales. Le nombre relativement faible de découvertes en comparaison des fouilles de 2009 s’explique en partie par les différentes approches méthodologiques employées lors des deux campagnes, ainsi que par la nature des niveaux explorés : la campagne prospective de 2009 a été menée sur un plus grand nombre de niveaux, dont les niveaux de « bonebeds ». Ces niveaux correspondent à des dépôts formés par concentration et ont livré en conséquence un grand nombre de restes isolés (principalement des dents). Néanmoins, les spécimens découverts cette année sont particulièrement intéressants du point de vue de la paléodiversité. En effet, des taxons dont la présence n’était pas attestée sur le site ou dans certains niveaux en 2009 on été mis au jour cette année. Ces découvertes permettront de mieux comprendre l’évolution de la diversité des faunes de reptiles marins à la fin du Jurassique inférieur.

  L’étude par J.E. Martin, V. Fischer et P. Vincent des restes d’ichtyosaure des collections de Pierres Folles et du Musée de la Mine doit déboucher prochainement sur deux publications.

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2009


Le but premier de cette mission était prospectif : repérer les niveaux scientifiquement intéressants dans les dépôts Toarcien de la carrière Lafarge à Belmont. Cette mission de reconnaissance était axée sur 2 types d’approche, l’une stratigraphique, permettant de fixer un cadre géométrique et temporel à la seconde : l’investigation du contenu paléontologique.

Terrain 2009 bandeau

La mission paléontologique, coordonnée par J. Martin, A. Lena et P. Vincent, avait pour but la récolte de nouvelles données, essentiellement sur les faunes de vertébrés du Toarcien. La question sous-jacente était de savoir si des fouilles prospectives de courte durée réalisées par une équipe de fouilleur réduite seraient fructueuses. Il apparaissait également nécessaire de cibler les niveaux riches en restes de vertébrés et d’établir une compilation préliminaire des vertébrés collectés dans ces niveaux. Ces données pourront être comparées aux listes fauniques déjà établies en Allemagne et en Angleterre pour le Toarcien.
Terrain 2009
  L’étude stratigraphique, coordonnée par G. Suan et B. Suchéras-Marx, a été centrée sur le Toarcien inférieur et moyen dans le but de détailler la stratigraphie du site. Les contextes sédimentaires du Toarcien inférieur et du Pliensbachien sont, encore aujourd’hui, largement énigmatiques. La mission avait aussi pour but de mettre au jour la limite Pliensbachien/Toarcien qui n’affleure pas naturellement dans la carrière afin de pouvoir identifier les changements dans les milieux de dépôts tout le long du Toarcien. Cette approche s’intègre dans les études, actuellement très nombreuses, des conditions de dépôt de l’événement anoxique océanique du Toarcien inférieur.



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